02 novembre 2008
Pré-projet professionnel ?
Cela fait longtemps que je n'ai pas écrit sur mon blog, mais c'était la rentrée !
Cette année, je recommence ma 3ième année de médecine. Faut dire que j'ai été occupé à plusieurs choses l'an dernier : associations, mandats électifs étudiants, bébé, préparation du concours de l'Internat de ma copine qui lui prenait tout son temps, ... Mais heureusement, je n'ai à repasser que les matières que j'ai raté, donc ça va aller.
J'ai réfléchi ces dernier temps à mon projet professionnel. En effet, dans notre fac, chaque étudiant possède un référent qui est PUPH (Professeur des Universités - Praticien Hospitalier) du CHU. Il nous a été demandé deécrire un pré-projet professionnel pour, je suppose, que notre référent nous guide et nous conseille.
Je n'avais pas rendu ce texte l'an dernier, car il était pour moi impossible de donner clairement un projet professionnel...
C'est vrai quoi ! Comment savoir, avant d'avoir abordé l'externat (et donc le passage dans tout un tas de services), ce qu'il nous plairait de faire comme spécialité, type d'exercice, ... ? Et quand bien même j'aurais eu une idée de spécialité avant d'entrer en médecine, on sait bien que peu sont les étudiants qui, au final, feront la spécialité qu'ils voulaient avant la fac, sinon ils n'y auraient que des pédiatres et des chirurgiens !
Il y a quand même des choses que je suis, a priori, sûr de ne pas vouloir faire. Par exemple, je ne pense justement pas faire de chirurgie... ça ne m'attire pas... ni faire de Recherche (et donc ne pas être médecin universitaire). J'ai vraiment une attirance pour la médecine de soin.
Mon passage en service de Médecine Interne l'an dernier (un service de médecine interne généraliste et pas un service super-spécialisé dans des maladies qui touchent 10 personnes dans le monde !) m'a fait prendre conscience que je préférais largement cette approche pluridisciplinaire, globale et systémique du patient. J'ai rarement vu deux fois la même chose et ça m'a plu.
Cela a renforcé mon doute quand à la spécialité que je voudrais faire ! Et pourquoi pas Médecine Interne ?
Oui, pourquoi pas. Mais je me suis redécouvert une passion depuis peu... Les sapeurs-pompiers.
Voici ce qui a priori me plairait d'exercer : Médecin des Sapeurs-Pompier Volontaire, sans doute en temps que généraliste. Volontaire et pas professionnel afin de garder une activité hospitalière dans un service d'urgences et pourquoi pas, une activité libérale. C'est actuellement le projet professionnel qui me convient le mieux. Il y a beaucoup d'urgentistes/généraliste et médecin-capitaine dans une petite caserne de pompier, j'ai lu des témoignages sur Internet et cela me conforte dans cette ambition.
Enfin, j'ai encore le temps d'y réfléchir, et de voir en stage ce qui me plait !
26 septembre 2007
Et hop... en 3e année... plus que (minimun) 6 ans !
Le 1er octobre, j'entre en troisième année de médecine. Année dite pré-clinique, dernière année avant l'externat.
Les études médicales ont subit de gros remaniements ces dernières années, c'est pourquoi je vais vous expliquer comment elles se déroulent, en France.
La première année de médecine (PCEM1) est une année de préparation à un concours permettant la poursuite des études de médecine. L'enseignement y est exclusivement théorique, sous forme de cours magistraux et d'enseignements dirigés. Les disciplines enseignées, qui diffèrent selon les facultés, sont à peu de choses près, des sciences fondamentales (mathématique, physique, chimie, biologie), des sciences biomédicales (biochimie, biophysique, anatomie, histologie, physiologie) et des sciences humaines (psychologie, histoire des sciences, sciences sociales, santé publique). Les enseignants ne sont donc pas tous forcement médecins. Cette année de concours est marqué par un fort taux d'echec (85%) du fait du numerus clausus qui restreint l'accés à la deuxième année. Ce numerus clausus est définit par les ministères de la santé et de l'enseignement superieur en fonction des besoins en médecin du pays et dans une moindre mesure en fonction de la capacité d'accueil des facultés de médecine. Deux inscriptions au maximum sont possible en PCEM1 et son concours permet également l'accès aux écoles de kiné, de sage-femme et aux facultés de chirugie-dentaire. C'est un concours bien cruel qui laisse beaucoup de gens au bout de deux ans gachés sans porte de sortie.
Lorsque qu'on s'est hissé dans le classement de PCEM1 jusqu'en rang utile et que l'on choisit la fillière médicale, on doit effectué un stage d'initiation aux soins infirmier d'un mois au terme duquel on entre enfin en deuxième année de médecine.
Cette deuxième année (deuxième année du premier cycle des études médicales : PCEM2)est encore très théorique et fondamentale, mais on y apprends enfin la médecine avec des matières telles que la sémiologie (étude des signes cliniques). Un stage de sémiologie condensé ou réparti sur l'année est effectué pendant cette année.
La troisième année, moins fondamentale et de plus en plus médicale, comporte également dans une mesure plus importante que la deuxième année, un stage de sémiologie. Cette troisième année est la première année du deuxième cycle des études médicales (DCEM1). Il est possible d'entrer en DCEM1 directement après un diplome d'ingènieur ou un doctorat d'université.
La suite des études médicales est marquée par 3 années d'externat (DCEM2, DCEM3 et DCEM4). L'externe ou étudiant hospitalier effectue sa formation à mi-temps à l'hopital, tous les matins de l'année, l'après-midi étant reservé aux cours. L'externe est salarié et dispose donc de 5 semaines de vacances par ans. L'investisement est enorme entre le stage (très prenant), les cours et les révisions du concours de l'Internat. L'externe a réellement un rôle dans la vie du service hospitalier et dans la prise en charge des patients. Pour cette vingtaine d'heure minimum de stage par semaine, l'étudiant ne gagne qu'entre 100 et 200 euros par mois.
En outre, durant ces 3 années, l'externe aura un total de 36 gardes à réaliser.
L'internat fera l'objet d'un autre message.
