Deux élections à des instances universitaires nationales permettent de définir quelles organisations étudiantes peuvent être considérer comme représentatives. Il s'agit des élections des représentants des étudiants au CNESER et au Conseil d'Administration du CNOUS.
Le CNESER est le conseil « suprême » en terme d'enseignement supérieur et de recherche en France, présidé par le ministre.
Le CNOUS est le Centre National des Œuvres Universitaires et Scolaires, il gère les CROUS (Régionaux) qui s'occupe des bourses, des logements et de la restauration des étudiants dans les villes universitaires.

 

L'UNEF (Union Nationale des Etudiants de France) est un syndicat étudiant, ouvertement à gauche et très proche du Parti Socialiste, est la première organisation représentative des étudiants selon les résultats des élections au CNESER et deuxième selon les résultats au CNOUS.

 

La FAGE (Fédération des Associations Générales Etudiantes) est une fédération d'associations loi 1901, indépendante politiquement, première organisation selon le nombre de représentants au CNOUS et deuxième selon le CNESER. Elle fédère des Fédération de ville (ensemble d'associations étudiantes toute filière mais d'une même ville) et les Monodisciplinaires (Fédération d'associations d'une même filière mais sur tout le pays)

 

Autres syndicats : L'UNI (proche de l'UMP), la Cé (gauche).

 

Dans le monde des Universités, l'UNEF est très présente sur les campus et est majoritaire dans quasiment tous les conseils centraux des Université (CA, CEVU, CS : cf. note précédente sur ce blog).
Il existe néanmoins une poche de résistance féroce à l'UNEF (et à tout autre syndicat) : les Facultés de Médecine où ils n'ont quasiment aucun élu en conseil de gestion !
L'explication demeure dans la présence très forte et l'implication des Corporations (ou Bureau des Etudiants) qui sont des associations d'étudiants membres de l'ANEMF (cf. lien colonne de gauche), elle-même monodisciplinaire membre de la FAGE.

 

Les associations d'étudiants en médecine sont très actives, ils organisent des tutorats pour les premières années de médecine, ils vendent les cours retranscrits à tour de rôle par les étudiants à toute la promo, ils mènent des actions de Santé Publique (le montant du chèque que la FAGE donne à la télé au Téléthon vient principalement des corpos de médecine), et organisent des soirées. La cotisation est souvent dérisoire et l'esprit de corps les fait défendre tous les étudiants en médecine.

 

Les syndicats, en revanche, connaissent assez mal le fonctionnement des études médicales (différentes des autres filières) et ne s'impliquent pas sur les campus de médecine en dehors des périodes de campagne électorale. De plus, il est plus facile de faire voter pour l'UNEF (donc à gauche) un étudiant de socio, de psycho, de droit ou de philo, qu'un étudiant en médecine. La cotisation est souvent élevée, et ils ont tendance à défendre en priorité les étudiants syndiqués.

 

Bien que faisant partie des filières universitaires, le monde des étudiants en médecine reste bien à part. Est-ce un bien ou un mal ? Sommes-nous capables de défendre nos intérêts ? Les nombreuses réformes à venir nous le diront...