Depuis plusieurs semaines, les étudiants en médecine, les internes, les jeunes médecins et nombres d’autres professions de santé sont inquiets du Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) 2008.

En effet, le gouvernement dans ce projet de loi a intégré des mesures visant à obliger les jeunes médecins et jeunes professionnels de santé à s’installer dans les zones sous-médicalisée. 

Les jeunes médecins, ayant déjà subit une séparation de leur famille à cause de l’Internat (dont je reviendrais dans un autre article), se verraient contraint par le gouvernement là où ce dernier s’est efforcé de supprimer les hôpitaux locaux, les maternités, les commerces, les bureau de poste.

Bien sûr, les populations rurales sont enchantées, en regardant TF1, d’apprendre que le gouvernement veut obliger les médecins à s’installer dans leur village. Mais ce que TF1 ne dira jamais, c’est l’autre versant du projet gouvernemental qui consiste à refuser le conventionnement d’un médecin s’installant en ville. Et qui dit médecin non conventionné, dit patient non remboursé.

En sachant que les jeunes médecins ne s’installeront pas à la campagne avec ces menaces et donc iront s’installé en ville sans être conventionné, le gouvernement met ainsi en place la mort de la sécurité sociale et plus généralement la fin de l’accès aux soins pour tous. A la campagne, toujours aussi peu de médecin car on refusera l’obligation, et en ville, seuls les riches pourront se soigner.

La solution préconisée par les étudiants, internes et jeunes médecins, c’est l’incitation à l’installation en zones sous-médicalisée. Au lieu d’être obligé de s’installer à la campagne, les médecins devraient être encourager financièrement à venir dans les départements déficitaires en médecins. Ce financement se doit de compenser la gêne que peut être la vie à la campagne désertifié par le gouvernement (suppression des services publics, etc.) mais aussi se doit de compenser l’extrême difficulté de l’exercice médical dans des zones dépourvus de structure comme les centres de radiologie, les laboratoires, les maternités, les hôpitaux.

L’incitation existe, bien que insuffisamment exploitée, et un certain nombre de département y ont recours, comme l’allier par exemple :

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