Alpha-bloguant

Le blog d'un étudiant en médecine, papa et citoyen

29 avril 2008

Psychiatrie : premier contact !

Il y a quelques semaines, j'ai fait mon micro-stage obligatoire de 4 matinées en psychiatrie.

Alors attention à ne pas confondre la psychiatrie (qui est une vraie discipline médicale, avec ses symptômes, regroupés en syndrome et avec des traitements médicamenteux, etc.) avec toutes les disciplines non médicales, et plus ou moins charlatanesque que sont la psychologie, la psychanalyse, et autres psychotrucs...

Mon CHU ne possède pas d'hospitalisation de psychiatrie. Le service de psy est donc réparti entre les consultations de psy adultes, de pédopsy, d'alcoologie, la liaison, le psy des Urgences, l'ECIMUD (équipe qui intervient auprès des patients usagers de drogues).

J'étais affecté en liaison... cela consistait à se balader dans l'hôpital et à aller donner des avis psy auprès de services demandeurs. J'ai trouvé ça passionnant !

Bien qu'étant une véritable discipline médicale, la mentalité et la façon de travailler n'a rien à voir avec les autres services de l'hôpital.

Premier jour :
9h : arrivée des étudiants
9h30 : répartition dans les unités de psy par la seule psy déjà arrivée.
9h45 : arrivée aux Urgences (bureau des psy de liaison) et premier café des psy
10h : staff (réunion où les psy se racontent le week-end (qu'ils l'aient passé en garde à l'hôpital ou en dehors !))
10h30 : répartition des patients à aller voir entre les psy de liaison
10h45 : départ des Urgences mais arrêt devant la machine à café du hall de l'hôpital : deuxième café.
11h : le psy qui nous encadre : "bon allez, on a du taff ! Aujourd'hui faut pas qu'on traine !" => premier patient
11h30 : deuxième patient
12h : "bon allez les étudiants, nous, on va manger, on se revoit mercredi ! A+"

Les autres jours étaient sensiblement pareils, mais nous avons bien pris conscience du contact entre médecin et patient en psychiatrie, radicalement différent du contact avec un médecin d'une autre spécialité. Il ne reste plus qu'à faire le stage d'externat qui me plaira, je n'en doute pas !

Posté par klausdene à 08:13 - Stages - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 avril 2008

Un blog à voir !

Je voudrais vous parler d’un blog nouvellement crée par Thomas, un très bon ami à moi. Il est élève ingénieur et adore voyager.
Ses voyages et en particulier les photos de ses voyages sont l’objet de son blog, que je vous invite à visiter régulièrement !

http://thegreencloud.canalblog.com

Une petite photo, tirée de son blog, montrant la Basilique de Saint-Nicolas-de-Port (à coté de Nancy).

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Posté par klausdene à 21:03 - Général - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 mars 2008

Elections étudiantes (3/3)

La géographie de mon Université est telle qu'il y a deux campus : un campus où se trouvent les facs de socio, psycho, science éco, droit, physique. Et un campus où se trouve la faculté de médecine.
Ce qui est souvent le cas dans les Universités où les facs de médecine sont proches des CHU.

L'UNEF règne en maître absolu sur le premier campus et obtient toujours des scores importants aux élections étudiantes. Les associations de filière s'implantent très mal sur ce campus, car il est admis par ses étudiants que les syndicats sont le meilleur moyen d'être défendu et que l'entraide intra-filière est malheureusement beaucoup moins developpée dans les facs de ce campus qu'en médecine.

Le campus médecine a une association très active fournissant beaucoup de services aux étudiants. L'an dernier, l'UNEF a obtenu 4% des voix aux élections au conseil de gestion de la Fac de médecine, ce qui a donné les 7 sièges étudiants à l'association (96% des voix).
Cette année aucune autre liste, en dehors de la liste de l'association, ne s'est présentée aux élections étudiantes. Preuves supplémentaires du désintérêt des syndicats pour le filières médicales !

Aussi le campus médecine est assez laissé pour compte et sous-représenté dans les conseils centraux de l'Université.

Cette année, l'association des étudiants en médecine s'est présentée à tous les conseils (Fac, CA, CEVU, CS).

Très éloignés des revendications politisées des syndicats UNEF et UNI, des propositions pharaoniques souvent ne relevant même pas des compétences de l'Université (ex : reforme de la première année de médecine dans leur tract pour les élections alors que c'est pas du ressort de l'Université mais plutôt ministériel), les revendications de l'association sont une meilleur prise en compte des particularité du campus médecine, une amélioration des conditions d'enseignements (ouverture de la BU plus tard, support de cours en nombre suffisant dans les promo et en ligne sur Internet)... Des revendications simples, qui n'ont pas de couleur politique, mais qui concernent vraiment l'étudiant et qui sont du ressort de l'Université ou de la Fac et qui n'ont pas l'ambition inaccessible de reformer l'Université.

Avec des voix uniquement obtenues sur le campus médecine, l'association peut se vanter d'être devenu la deuxième organisation représentative étudiante sur l'Université, après l'UNEF !

Les trois sièges étudiants premier cycle ont été obtenus au Conseil de gestion de la Fac (seule liste)
Un siège sur 5 au CA.
3 sièges sur 16 au CEVU. Dont moi, qui finis d'ailleurs mon mandat premier cycle en Conseil de gestion.

 

 

 

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23 février 2008

Elections étudiantes (2/3) : syndicats et associations

Deux élections à des instances universitaires nationales permettent de définir quelles organisations étudiantes peuvent être considérer comme représentatives. Il s'agit des élections des représentants des étudiants au CNESER et au Conseil d'Administration du CNOUS.
Le CNESER est le conseil « suprême » en terme d'enseignement supérieur et de recherche en France, présidé par le ministre.
Le CNOUS est le Centre National des Œuvres Universitaires et Scolaires, il gère les CROUS (Régionaux) qui s'occupe des bourses, des logements et de la restauration des étudiants dans les villes universitaires.

 

L'UNEF (Union Nationale des Etudiants de France) est un syndicat étudiant, ouvertement à gauche et très proche du Parti Socialiste, est la première organisation représentative des étudiants selon les résultats des élections au CNESER et deuxième selon les résultats au CNOUS.

 

La FAGE (Fédération des Associations Générales Etudiantes) est une fédération d'associations loi 1901, indépendante politiquement, première organisation selon le nombre de représentants au CNOUS et deuxième selon le CNESER. Elle fédère des Fédération de ville (ensemble d'associations étudiantes toute filière mais d'une même ville) et les Monodisciplinaires (Fédération d'associations d'une même filière mais sur tout le pays)

 

Autres syndicats : L'UNI (proche de l'UMP), la Cé (gauche).

 

Dans le monde des Universités, l'UNEF est très présente sur les campus et est majoritaire dans quasiment tous les conseils centraux des Université (CA, CEVU, CS : cf. note précédente sur ce blog).
Il existe néanmoins une poche de résistance féroce à l'UNEF (et à tout autre syndicat) : les Facultés de Médecine où ils n'ont quasiment aucun élu en conseil de gestion !
L'explication demeure dans la présence très forte et l'implication des Corporations (ou Bureau des Etudiants) qui sont des associations d'étudiants membres de l'ANEMF (cf. lien colonne de gauche), elle-même monodisciplinaire membre de la FAGE.

 

Les associations d'étudiants en médecine sont très actives, ils organisent des tutorats pour les premières années de médecine, ils vendent les cours retranscrits à tour de rôle par les étudiants à toute la promo, ils mènent des actions de Santé Publique (le montant du chèque que la FAGE donne à la télé au Téléthon vient principalement des corpos de médecine), et organisent des soirées. La cotisation est souvent dérisoire et l'esprit de corps les fait défendre tous les étudiants en médecine.

 

Les syndicats, en revanche, connaissent assez mal le fonctionnement des études médicales (différentes des autres filières) et ne s'impliquent pas sur les campus de médecine en dehors des périodes de campagne électorale. De plus, il est plus facile de faire voter pour l'UNEF (donc à gauche) un étudiant de socio, de psycho, de droit ou de philo, qu'un étudiant en médecine. La cotisation est souvent élevée, et ils ont tendance à défendre en priorité les étudiants syndiqués.

 

Bien que faisant partie des filières universitaires, le monde des étudiants en médecine reste bien à part. Est-ce un bien ou un mal ? Sommes-nous capables de défendre nos intérêts ? Les nombreuses réformes à venir nous le diront...

 

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22 février 2008

Elections étudiantes (1/3)

Cette semaine avaient lieu les élections aux différents conseils de mon Université, à savoir :

 

  • les Conseils de gestion de chaque composante (Faculté et IUT) de mon Université : ils gèrent les affaires internes des facultés et des IUT.

  • le Conseil d'Administration de l'Université (CA) : il décide en dernier ressort de tout ce qui concerne l'Université.

  • le Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire de l'Université (CEVU) : il s'occupe de la pédagogie, des nouveaux diplômes, de l'animation des campus, de la vie étudiante.

  • le Conseil Scientifique de l'Université (CS) : il définit la politique de recherche de l'Université.

Dans chacun de ces conseils, il y a des représentants des étudiants.
Au Conseil de gestion de ma Faculté de Médecine, il y a 3 représentants des étudiants de premier cycle ( 1ère année et 2e année), élus pour 1 an, et 4 représentants des étudiants de deuxième cycle (de la 3e à la 6e année), élus pour 2 ans. On ne renouvelait que les représentants de 1er cycle cette semaine.
Au CA de l'Université, il y a 5 représentants des étudiants et au CEVU, il y en a 16.
Au CS, il y a 4 représentants des doctorants (étudiants en troisième cycle)

2 particularités importantes en médecine :

 

  • La Faculté de Médecine est dérogatoire. C'est à dire que les décisions de son conseil de gestion ne passent pas au CA pour être validées.
    Ex :
    La Fac de Psycho veut davantage d'heures de psychologie de l'enfant en licence de psycho. Le conseil de gestion de la Fac de Psycho vote pour. Cela passe ensuite au CEVU qui donne un avis. Enfin, le CA examine la question et rend une décision : oui ou non il y a aura plus d'heures de psycho de l'enfant.
    Le Fac de Médecine veut davantage d'heures d'ophtalmologie. Le conseil de gestion de la Fac de Médecine vote pour. Point barre. Il y a aura plus d'heures d'ophtalmo.
    Les étudiants en Médecine se sont battus pour garder cette dérogation qui avait était supprimée dans la première version de la loi sur les Universités de cet été.

 

  • Les étudiants en troisième cycle de médecine, c'est à dire les internes en médecine, ne sont pas considérés comme doctorant (alors qu'ils préparent une thèse) et donc ne peuvent siéger en Conseil Scientifique.

Il faut savoir que le « Diplôme d'État de Docteur en Médecine » n'est pas un vrai « Doctorat » comme pour les autres disciplines. Mais j'aurais sûrement l'occasion d'en reparler dans un autre message.
Pour reprendre l'expression d'un élu étudiant de ma Faculté, les études de médecine en France sont considérés en gros comme un BTS qui dure un peu plus longtemps car c'est plus compliqué...

Dans la journée ou demain, un message viendra vous parler plus précisément des rapports de force entre syndicats et associations étudiantes, et un autre vous parlera de la campagne et des résultats de ces élections.

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20 janvier 2008

Tout n'est pas cirrhose...

J'ai vu il y a quelques semaines en stage un patient pour faire son observation.

Il avait la cinquantaine. Il venait d'arriver la veille dans le service, auparavant il était hospitalisé en chirurgie. Sa venue en Médecine Interne faisait suite à la découverte d'une cirrhose.

Notre chef de clinique ne nous donne aucune info sur les patients avant de nous envoyer les voir. Et c'était pour moi la première fois que j'allais seul voir un patient avec une telle histoire. Ce n'est assurément pas la dernière.

Le patient s'était fait rouler sur la jambe par un bus, et on n'avait pas réussi à la lui sauver. En plus de ça, pendant l'interrogatoire, je découvre qu'il s'est fait tiré une balle dans l'autre jambe, dans l'artère fémorale précisément, dans l'adolescence et qu'il présente de multiple fractures et cicatrices sur les bras et la main datant de la même époque. Il me dit qu'il n'a pas été à l'hôpital pour la plupart de ses blessures. "Ce sont des conneries de jeunesse..." me dit-il lorsque je lui demande dans quelles circonstances il lui était arrivé tout ça...
Il ne devait pas être un enfant de coeur celui là.
Pour couronner le tout, il est depressif (il a un traitement) depuis la mort de sa femme, il y a quelques années.

Il m'a dit boire énormement d'alcool. C'est la cause de sa cirrhose.

Ce patient a été adorable avec moi et m'a posé des questions sur mes études, mais il parait qu'il est aggressif avec les infirmière.

C'est impressionant de voir qu'à l'hôpital il y a des gens qu'on ne rencontre que là. Sans être asocial dans la vie de tous les jours, on ne rencontre pas ces gens en dehors de l'hôpital. Cet apprentissage de mon métier, pourtant à son commencement, m'ouvre déjà grandement l'esprit.

Posté par klausdene à 10:15 - Stages - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 janvier 2008

Au commencement...

Cette année, on commence sérieusement les stages à l'hôpital. Dans notre CHU, nous n'allons en stage que deux matinées par semaine en troisième année, donc beaucoup moins que les externes (4, 5 et 6e années) qui y vont tous les matins, mais beaucoup plus que l'an dernier où nous n'allions à l'hôpital que 7 matinées dans l'année.

Le but de notre stage est d'apprendre la sémiologie, l'étude des signes cliniques, des symptômes. En pratique, on apprend à interroger les patients, à les examiner, à reconnaître les symptômes et à les associer à des pathologies.

Pour effectuer mon stage, j'ai choisi le service de Médecine Interne de mon CHU car il est réputé très formateur en sémiologie du fait de la grande diversité des pathologies qu'on y rencontre. Nous sommes encadré par un médecin du service, qui, le lundi, nous fait un cours théorique sur une partie de l'examen clinique, puis nous emmène voir des patients pour nous montrer des signes cliniques "intéressants".  Le mercredi, il nous attribue des patients et nous allons faire leurs observations seuls. Ensuite, il "corrige" notre travail.

Pour la plupart d'entre nous, c'est véritablement le premier contact "médical" avec le patient. Même si nous avons tous fait un stage d'initiation aux soins infirmiers, nous n'avons pas la même relation avec le patient quand on entre dans la chambre en se présentant comme étudiant en médecine, comme quelqu'un qui vient s'entraîner et apprendre. On se retrouve seul avec le patient, et on doit lui poser des questions et ensuite aller l'examiner.

Au départ, on trouve l'interrogatoire facile, car on ne se rend pas compte que l'on oublie plein de questions très importantes, on se fait "avoir" par les patients qui ne disent pas tout spontanément, etc. On pose nos questions sans trop interprêter les réponses, donc ce n'est pas très dur. Et au contraire, l'examen clinique nous semble difficile. Il n'est pas aisé de "toucher" un patient... On n'ose pas toujours faire certaines choses. On n'ose pas appuyer sur l'abdomen pour palper le foie, on n'ose pas soulever le drap pour regarder l'état des jambes et encore moins palper les pouls fémoraux.

Aujourd'hui, je me rends compte que le plus difficile est en réalité l'interrogatoire, car avec l'entraînement et le tout début d'expérience, on commence à devenir consciencieux et à avoir des reflexes :
"- Vous n'avez jamais été opéré ?
- Ah non, jamais !
- Même de l'appendicite ?
- Ah si, mais bon, comme tout le monde !"
Mais c'est souvent plus difficile que ça. Les patients déversent sur nous, étudiant toujours trop gentil avec eux, toute leur histoire, leurs craintes, leurs angoisses, leurs critiques du service... Nous les écoutons sans trop savoir comment les ramener dans l'axe de la discussion qui nous intéresse, comment trier les informations utiles des informations inutiles... De plus, les patients nous cachent volontairement des choses (consommation d'alcool, troubles du transit, ...). Alors qu'à l'examen, leur corps ne nous mentira pas ; on verra la cicatrices d'appendicite qui n'a pas été signalée à l'interrogatoire.

Enfin, cela reste dans l'ensemble un exercice difficile et malgré notre assurance grandissante, nous sommes loin de savoir correctement gérer la réalisation de l'examen clinique si systématisé et pourtant si différent d'un patient à l'autre.

Posté par klausdene à 19:24 - Stages - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 janvier 2008

Bernard Werber

Je passe un petit coup de gueule contre cet individu, auteur prolifique de science-fiction.

On présente Werber comme un écrivain mêlant des faits scientifiques à ses oeuvres de fiction. En réalité Bernard Werber, ancien journaliste "scientifique", n'a aucune connaissance scientifique suffisante pour que du crédit soit apporté au "faits scientifique" de ses livres.

Prenons un seul exemple : d'après Werber, dans les fourmis, il y a deux gros vaisseaux qui vont et reviennent du cerveau, LA jugulaire et LA carotide, l'une dans un sens, l'autre... dans l'autre sens. Il est utile de présicer que c'est loin d'être la vérité... En effet, le sang arrivent au cerveau par les deux artères carotides et en ressort par les deux veines jugulaires.
Je ne parle même pas de ses affirmations sur les expériences de sortie du corps, où l'âme (ou quelque chose d'équivalent) quitterait le corps au cours de rite précis ou de méditation. Très scientifique n'est-ce pas ?

Passons...

J'ai assisté en 2005, à la Faculté des Sciences de Nancy, à une conférence/projection en présence de Werber. Je n'exagère pas en disant qu'il a déçu tout le monde.

Je passe rapidement sur son air pédant au moment de lancer sa phrase leitmotiv "Science sans conscience n'est que ruine de l'âme" dans le seul moment qu'il a trouvé adéquat pour la sortir, lorsqu'on lui a apporté un micro qui tarda un peu à fonctionner correctement. Remarquez à quelle point c'est inadapté ici...

Werber s'est contredit dans sa conférence en indiquant d'abord que la Terre était condamnée, sans aucun espoir, et qu'il était grand temps de refléchir à un exil de l'Humanité sur une autre planète. Une question lui fut posée plus tard sur la sauvegarde de la planète, à laquelle il répondit qu'il y était attaché et convaincu, si chacun y met du sien, qu'on pourrait sauver la Terre... Et quand une personne de l'assistance lui a fait remarquer sa contradiction, il répond qu'il n'a pas entendu la question, et donna la parole à quelqu'un d'autre très rapidement.

L'écrivain a aussi donné une magnifique réponse, qui me fait encore rire aujourd'hui : "Mais, franchement, Monsieur Werber, que croyez-vous qu'il restera de vous quand vous ne sortirez plus de livres ? Vous pensez que vous resterez connu ?" Sa réponse : "Oh ! Ne vous en faîtes pas pour moi ! Si je n'écris plus, je ferai des films, de la musique, de la télé ! J'ai beaucoup d'idée !"

Consternant.

Bien qu'ayant rappelé plusieurs fois pendant la conférence qu'il ferait des dédicaces à la fin de la soirée, il n'eut que peu de succès. Et ce, malgré les 400 personnes environ présentes à la conférence.

Posté par klausdene à 08:24 - Lecture - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 octobre 2007

Toujours à propos de la liberté d'installation et déconventionnement des médecins

Aujourd'hui a lieu une grande manifestation à Paris.

Je vous invite fortement à signer la pétition contre le déconventionnement des médecins : www.medecinsengreve.org

Et je vous incite également à regarder ces deux petites vidéos :

Posté par klausdene à 07:42 - Santé - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 octobre 2007

Liberté d'installation

Depuis plusieurs semaines, les étudiants en médecine, les internes, les jeunes médecins et nombres d’autres professions de santé sont inquiets du Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) 2008.

En effet, le gouvernement dans ce projet de loi a intégré des mesures visant à obliger les jeunes médecins et jeunes professionnels de santé à s’installer dans les zones sous-médicalisée. 

Les jeunes médecins, ayant déjà subit une séparation de leur famille à cause de l’Internat (dont je reviendrais dans un autre article), se verraient contraint par le gouvernement là où ce dernier s’est efforcé de supprimer les hôpitaux locaux, les maternités, les commerces, les bureau de poste.

Bien sûr, les populations rurales sont enchantées, en regardant TF1, d’apprendre que le gouvernement veut obliger les médecins à s’installer dans leur village. Mais ce que TF1 ne dira jamais, c’est l’autre versant du projet gouvernemental qui consiste à refuser le conventionnement d’un médecin s’installant en ville. Et qui dit médecin non conventionné, dit patient non remboursé.

En sachant que les jeunes médecins ne s’installeront pas à la campagne avec ces menaces et donc iront s’installé en ville sans être conventionné, le gouvernement met ainsi en place la mort de la sécurité sociale et plus généralement la fin de l’accès aux soins pour tous. A la campagne, toujours aussi peu de médecin car on refusera l’obligation, et en ville, seuls les riches pourront se soigner.

La solution préconisée par les étudiants, internes et jeunes médecins, c’est l’incitation à l’installation en zones sous-médicalisée. Au lieu d’être obligé de s’installer à la campagne, les médecins devraient être encourager financièrement à venir dans les départements déficitaires en médecins. Ce financement se doit de compenser la gêne que peut être la vie à la campagne désertifié par le gouvernement (suppression des services publics, etc.) mais aussi se doit de compenser l’extrême difficulté de l’exercice médical dans des zones dépourvus de structure comme les centres de radiologie, les laboratoires, les maternités, les hôpitaux.

L’incitation existe, bien que insuffisamment exploitée, et un certain nombre de département y ont recours, comme l’allier par exemple :

Wantedaccueil  

 

Posté par klausdene à 08:30 - Santé - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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